Pour lancer un Bash, le plus important n’est pas de mémoriser une commande magique. Il faut savoir où se trouve le fichier, quel terminal vous utilisez, si Bash est disponible et si le script a le droit d’être exécuté. Une fois ces quatre points vérifiés, la commande devient simple. Cet article sur les raccourcis clavier Excel complète bien les gestes clavier utiles au quotidien. Voir les raccourcis Excel essentiels.
La méthode ci-dessous couvre les cas les plus courants : Linux, macOS, Windows avec WSL ou Git Bash, fichier .sh, script téléchargé et message d’erreur classique. L’objectif est de vous éviter les essais au hasard qui finissent souvent par un command not found ou un permission denied.
La réponse rapide pour lancer un script Bash
Si vous êtes déjà dans le dossier du script, la méthode standard consiste à rendre le fichier exécutable puis à le lancer avec son chemin relatif.
chmod +x script.sh
./script.sh
Si vous ne voulez pas modifier les permissions du fichier, vous pouvez aussi demander directement à Bash de lire le script.
bash script.sh
La première commande convient bien pour un script que vous allez réutiliser. La seconde est pratique pour un test ponctuel, un fichier reçu, ou un environnement où vous ne voulez pas changer les droits d’exécution.
Avant de lancer Bash, vérifiez votre terminal
Bash est un interpréteur de commandes. Il est présent par défaut sur beaucoup de distributions Linux et encore disponible sur de nombreux Mac, même si macOS utilise désormais zsh comme shell par défaut. Sous Windows, il faut généralement passer par WSL, Git Bash, Cygwin ou un environnement fourni par un outil de développement.
- Sur Linux, ouvrez le Terminal de votre environnement graphique.
- Sur macOS, ouvrez Terminal, puis vérifiez si Bash répond avec
bash --version. - Sur Windows, utilisez WSL pour un comportement proche de Linux, ou Git Bash pour des scripts simples liés au développement.
- Dans un éditeur comme VS Code, utilisez le terminal intégré, mais vérifiez bien le profil actif : PowerShell, cmd, Git Bash ou WSL ne réagissent pas toujours pareil.
La documentation officielle de GNU Bash reste la référence pour le fonctionnement du shell, tandis que Microsoft documente WSL pour exécuter un environnement Linux sous Windows. Ces deux sources sont utiles si vous devez aller plus loin qu’un simple lancement de script.
Méthode pas à pas pour lancer un Bash
1. Placez-vous dans le bon dossier
Un script ne se lance pas depuis n’importe où, sauf si vous indiquez son chemin complet. Commencez par ouvrir le dossier qui contient le fichier .sh.
cd /chemin/vers/le/dossier
ls
La commande ls permet de vérifier que le fichier est bien là. Si le nom contient des espaces, renommez-le si possible. Un nom simple comme sauvegarde.sh ou install.sh limite les erreurs.
2. Regardez la première ligne du script
Un script Bash commence souvent par une ligne appelée shebang. Elle indique au système quel interpréteur utiliser.
#!/usr/bin/env bash
Cette forme est généralement plus portable que #!/bin/bash, car elle laisse le système trouver Bash dans l’environnement disponible. Si le script ne contient pas cette ligne, vous pouvez quand même l’exécuter avec bash script.sh.
3. Donnez les droits d’exécution si nécessaire
Si vous lancez le script avec ./script.sh, le fichier doit être exécutable. Sinon, vous risquez l’erreur Permission denied.
chmod +x script.sh
./script.sh
Cette étape n’est pas nécessaire si vous utilisez bash script.sh, puisque Bash lit alors le fichier comme une entrée à interpréter.
4. Lancez le script avec la bonne commande
Les trois formes ci-dessous ne veulent pas exactement dire la même chose.
./script.shlance le fichier exécutable situé dans le dossier courant.bash script.shdemande à Bash d’exécuter le contenu du fichier.source script.shexécute le script dans le shell courant, ce qui peut modifier vos variables d’environnement ou votre session.
Dans la plupart des cas, évitez source sauf si la documentation du projet le demande explicitement, par exemple pour charger un environnement ou des variables.
Sous Windows : WSL ou Git Bash ?
Sous Windows, le choix dépend du script. Pour un script qui utilise des commandes Linux classiques, des chemins Unix ou des outils serveur, WSL est souvent le meilleur choix. Vous pouvez ouvrir une distribution Ubuntu via le menu Démarrer, puis naviguer jusqu’au dossier concerné.
wsl
cd /mnt/c/Users/VotreNom/Downloads
bash script.sh
Git Bash suffit parfois pour des scripts simples liés à Git, Node, Python ou à des tâches de développement local. En revanche, si le script appelle des services Linux, des paquets apt, systemd ou des chemins propres à Linux, Git Bash risque de ne pas suffire.
Les erreurs fréquentes et quoi faire
- Permission denied : ajoutez les droits avec
chmod +x script.shou lancez avecbash script.sh. - No such file or directory : vous n’êtes probablement pas dans le bon dossier, ou le nom du fichier est différent.
- Command not found : une commande utilisée par le script n’est pas installée, ou Bash n’est pas disponible dans ce terminal.
- Bad interpreter : la ligne shebang pointe vers un chemin inexistant, ou le fichier a été enregistré avec de mauvais retours à la ligne.
- Syntax error : le script contient une erreur ou a été lancé avec un shell incompatible. Essayez
bash script.shplutôt quesh script.sh.
Le cas des fichiers téléchargés
Un script téléchargé peut être pratique, mais il peut aussi modifier des fichiers, installer des paquets ou exécuter des commandes sensibles. Avant de lancer un fichier .sh, ouvrez-le dans un éditeur et lisez les grandes lignes. Cherchez notamment les commandes rm, curl, wget, sudo, chmod, chown et les redirections vers des emplacements système.
Si le script vient d’un projet connu, préférez la documentation officielle du projet plutôt qu’une copie trouvée sur un forum. Et si une commande commence par télécharger un fichier puis l’exécuter directement, prenez le temps de comprendre ce qu’elle lance.
curl -fsSL https://exemple.test/install.sh | bash
Cette forme est fréquente, mais elle ne vous laisse pas beaucoup de marge de contrôle. Quand c’est possible, téléchargez le fichier, ouvrez-le, puis lancez-le seulement après vérification.
Quand utiliser bash, sh ou zsh ?
sh est souvent plus minimal que Bash. Un script écrit pour Bash peut utiliser des fonctions absentes de sh. Si le fichier indique Bash ou si la documentation parle explicitement de Bash, utilisez bash script.sh.
Sur macOS, zsh peut ouvrir votre terminal par défaut, mais cela n’empêche pas de lancer Bash à la demande. La commande bash script.sh reste claire, surtout pour un script récupéré depuis un projet Linux.
Checklist avant de relancer en cas d’échec
- Vérifiez que le fichier existe dans le dossier courant avec
ls. - Vérifiez le nom exact, l’extension et les majuscules.
- Essayez
bash script.shsi./script.shéchoue. - Ajoutez les droits avec
chmod +x script.shsi le message parle de permissions. - Lisez les premières lignes du script pour repérer l’interpréteur attendu.
- Installez les dépendances manquantes seulement si elles viennent d’une source fiable.
En pratique, lancer un Bash se résume rarement à une seule commande. La bonne méthode consiste à identifier le terminal, le dossier, les permissions et l’interpréteur. Une fois ce réflexe pris, les scripts .sh deviennent beaucoup moins mystérieux. Si vous envisagez une alternative plus radicale, notre méthode pour installer Linux sur Windows 10 détaille les précautions avant de modifier les partitions.
Sources consultées : manuel GNU Bash et documentation Microsoft WSL. Pour aller plus loin, vous pouvez lire le manuel officiel GNU Bash ou la documentation Microsoft sur WSL.
